top of page
LOGO-ADVOCACIZ-noir-baseline.png

Revue de presse du 1 er octobre

Alexandra Richert
il y a 3 heures
5 min de lecture

➡️ Croissance mondiale : 2,9 % en 2026, avec un investissement technologique toujours soutenu

La croissance mondiale devrait atteindre 2,9 % en 2026, après 3,4 % en 2025, puis 3 % en 2027. Au premier semestre, son rythme annualisé est tombé à 2,6 %, contre 3,6 % au second semestre 2025. L’inflation des pays du G20 est attendue à 4,1 % cette année, puis 3,6 % en 2027.

Le choc énergétique lié au conflit au Moyen-Orient a été absorbé en partie par les stocks pétroliers, les réserves stratégiques, l’augmentation de la production hors du Golfe et le recul de la consommation de pétrole en Chine.

Les investissements liés à l’intelligence artificielle ont soutenu l’activité au deuxième trimestre aux États-Unis, au Canada et en Australie, notamment dans les data centers et les équipements technologiques. La Corée du Sud et le Japon ont bénéficié de la demande de semi-conducteurs et d’équipements associés. Les taux d’intérêt à long terme ont parallèlement atteint dans de nombreux pays leur niveau le plus élevé depuis au moins quinze ans.


➡️ Acier européen : les exportations reculent de 20 %

Les exportations européennes d’acier ont baissé de 20 %. Vers les États-Unis, le recul atteint 29 % au premier semestre 2026, avec des droits de douane américains désormais fixés à 50 %. Les exportations vers la Chine, l’Inde et la Turquie ont également diminué d’au moins 18 %.

La production européenne d’acier brut avait déjà diminué de 3 % en 2025, puis de 1 % sur les premiers mois de 2026. L’Union européenne représente aujourd’hui environ 14 % de la production mondiale.

Les producteurs européens supportent des coûts énergétiques élevés, les investissements liés à la décarbonation et la concurrence d’une production asiatique excédentaire. Bruxelles a renforcé les mesures antidumping, les quotas commerciaux et le mécanisme carbone aux frontières.


➡️ Zone euro : 3 % d’inflation en 2026, 3,6 % attendus en fin d’année

La BCE prévoit une inflation moyenne de 3 % en 2026, contre 2,1 % en 2025. Elle pourrait atteindre 3,6 % au quatrième trimestre, principalement sous l’effet de l’énergie. Le reflux est attendu à partir du début de 2027, avec une inflation projetée à 2,5 % au deuxième trimestre.

La croissance reste faible. L’OCDE prévoit désormais 1 % pour la zone euro en 2026 et 1 % en 2027. Les investissements publics, les dépenses de défense et l’activité technologique soutiennent une partie de la demande, avec des situations nationales très différentes.

Les entreprises européennes abordent cette fin d’année avec des coûts énergétiques élevés, des taux longs en hausse et une demande extérieure moins dynamique.


➡️ France : l’énergie augmente de 21,2 % sur un an

L’inflation française atteint 3 % en septembre, après 2,4 % en août. L’énergie progresse de 21,2 % sur un an, contre 16,7 % le mois précédent. Les produits frais accélèrent également, de +5,9 % à +9,9 %.

Les produits de grande consommation vendus en supérettes, supermarchés et hypermarchés, hors fruits et légumes frais, affichent en revanche une inflation nulle sur un an pour le troisième mois consécutif.

Les prochaines négociations entre industriels et distributeurs fixeront les tarifs appliqués en 2027. Entre 2021 et 2023, la précédente poussée inflationniste avait entraîné une hausse de plus de 20 % des prix alimentaires.


➡️ Budget français : 54 milliards d’euros d’effort et 5,5 milliards sur le coût du travail

Le gouvernement présente un effort budgétaire de 54 milliards d’euros pour 2027, avec un objectif de déficit public ramené à 5 % du PIB.

Deux mesures concernent directement les entreprises. Le gel du barème des allégements de cotisations patronales autour du Smic représenterait 2,5 milliards d’euros. L’intégration de la participation et de l’intéressement dans l’assiette de rémunération représenterait 3 milliards supplémentaires.

Le chômage atteint 8,3 % de la population active, son niveau le plus élevé depuis 2020. La dette publique a dépassé 3 500 milliards d’euros cet été.

Les collectivités territoriales doivent participer à l’effort à hauteur de 5,4 milliards d’euros. Pour la Sécurité sociale, l’objectif affiché est de ramener le déficit à 12 à 13 milliards d’euros en 2027.


➡️ Ceuta : jusqu’à 13 000 personnes encore présentes deux mois après le passage de 70 000 migrants

Plus de 70 000 personnes ont franchi la frontière entre le Maroc et Ceuta les 30 et 31 juillet, selon l’estimation du gouvernement espagnol. La majorité est retournée au Maroc dans les jours suivants.

Deux mois plus tard, le gouvernement espagnol évalue entre 9 000 et 10 000 le nombre de personnes encore présentes dans l’enclave. Les autorités locales avancent 13 000. Entre 150 et 200 personnes repartiraient chaque jour vers le Maroc. Environ 3 000 migrants vivent dans des installations de fortune sur la plage du Trampolin.

Avec Melilla, Ceuta constitue l’une des deux frontières terrestres entre l’Union européenne et l’Afrique. Madrid assure la gestion des arrivées sur le territoire européen tandis que les retours dépendent directement de la coopération avec Rabat.


➡️ Irak : la coalition américaine ferme sa dernière base après douze ans d’opérations

Les forces américaines et leurs partenaires ont quitté mercredi la base aérienne d’Erbil, au Kurdistan irakien. L’opération Inherent Resolve avait débuté en 2014 contre l’organisation État islamique. Bagdad et Washington avaient acté en 2024 la fin de cette mission.

Les États-Unis conserveront des capacités de soutien, avec de la formation ciblée, du renseignement et un rôle dans l’espace aérien irakien. Plusieurs pays, dont la France, poursuivront leur coopération bilatérale avec l’armée irakienne.

Le dispositif militaire évolue dans un pays de 40 millions d’habitants, où des groupes armés conservent le contrôle de certaines zones et où des cellules de Daech restent présentes en Irak et en Syrie.


➡️ Taux longs : leur niveau est au plus haut depuis au moins quinze ans dans de nombreuses économies

La remontée des taux d’intérêt à long terme accompagne le retour des tensions inflationnistes. Ils ont atteint leur plus haut niveau depuis quinze ans ou davantage dans de nombreuses économies.

Les États augmentent leurs émissions obligataires pour financer des déficits importants. Les entreprises technologiques lèvent également des montants élevés pour financer les infrastructures liées à l’IA. L’énergie renforce dans le même temps les anticipations d’inflation.

Le coût du financement remonte pour les États comme pour les entreprises. Les marchés actions restent cependant élevés et la croissance du crédit s’est améliorée, maintenant pour l’instant des conditions financières globales relativement favorables.


➡️ 370 000 entreprises françaises à transmettre d’ici 2030

Environ 370 000 entreprises devraient être concernées par le départ de leur dirigeant d’ici 2030.

Le pacte Dutreil permet, sous conditions, une exonération de droits de mutation sur 75 % de la valeur de l’entreprise transmise. Le projet budgétaire envisage parallèlement un resserrement du régime de l’apport-cession. Un « pacte Papin » doit faciliter les transmissions aux salariés.

La période concentre le vieillissement d’une génération de dirigeants, les besoins de financement des repreneurs et la continuité des entreprises concernées. Les transmissions portent sur les emplois, les contrats, les actifs et les relations avec les fournisseurs et les clients.



Alexandra Richert

Attachée de presse et fondatrice du cabinet Advocaciz.

Experte en relations presse, relations publiques et gestion de crise réputationnelle.


 
 
 

Commentaires


bottom of page