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Femme face aux médias

“Bienvenue aux chercheurs virés des États-Unis !”

  • Photo du rédacteur: Advocaciz
    Advocaciz
  • 28 mars 2025
  • 2 min de lecture

Très bonne idée.


Ils viendraient faire quoi, exactement ?



Parce que la France est très forte pour :


 • Annoncer des plans


 • Ouvrir des concertations


 • Promettre des millions sur les cinq prochaines lois de finances


 • Et dire “la science est une priorité” juste avant de couper 213 lignes budgétaires.



En revanche, on a eu un peu plus de mal avec :


 • Les postes stables


 • Le matériel qui fonctionne


 • Les financements pérennes


 • Les stratégies à dix ans, sans trois logos et un acronyme flou



C’est dommage.


Parce que nos chercheurs, eux, étaient très bons.


Mais beaucoup sont partis.


À Cambridge, à Toronto, à Zurich.


Pas par snobisme. Par réalisme.



Alors oui, dire “Venez” aux chercheurs du monde entier, c’est joli.


Mais ce n’est pas un projet scientifique.


C’est une formule creuse avec option photo en tribune.



Est-ce que les autres pays font pareil ?


Pas vraiment.


 • Le Canada crée des visas ciblés et finance les labos.


 • L’Allemagne monte des coalitions industrielles.


 • Les Émirats font venir les chercheurs avec un programme, un salaire, et parfois un logement.


 • Nous, on a… un communiqué.



Et ce n’est pas qu’un sujet public.


En entreprise aussi, on dit qu’on accueille, qu’on transforme, qu’on innove.


Mais sans budget, sans gouvernance claire, et sans équipe formée… on fait juste des slides.



Alors voilà.


La prochaine fois qu’on dit “Bienvenue”, pensons à sortir une chaise.


À vérifier qu’il y a une prise qui marche.


Un contrat. Un projet. Un peu de café, peut-être.


Et surtout, cette vieille idée toute simple :


qu’on a envie de faire ensemble.



Parce que oui, on râle.


Mais on aime bien quand ça bosse, quand ça crée, quand ça respire.


Et au fond, ce pays… il est plein de belles idées.



Faut juste réapprendre à les garder (on économisera un billet!)



Je vous entends penser. La dette?


La dette ne serait pas un fardeau…


si elle servait de levier.


Pas de rustine sur l’absence de cap.


Pas de preuve qu’on colmate au lieu de construire.


Et sûrement pas un substitut à ce qu’on n’a pas le courage de produire.

 
 

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