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Femme face aux médias

Alexandra Richert : « le bruit, c’est nous ».

  • Photo du rédacteur: Advocaciz
    Advocaciz
  • 13 nov.
  • 2 min de lecture

On blâme les politiques, les médias, les communicants.


Mais si le bruit domine, c’est aussi parce que nous l’écoutons.


Nous sommes devenus des électeurs d’audience : nous cliquons comme nous votons, vite, distraits, sans assumer les conséquences de notre attention.


Les chaînes d’information ne font que répondre à cette demande.


Elles sont trop nombreuses, trop dépendantes des recettes publicitaires, trop contraintes par les indicateurs de rentabilité et de visibilité.

Elles vendent du temps de cerveau, pas du discernement.


Les responsables politiques suivent la pente.


Un buzz vaut mieux qu’un bilan, une émotion mieux qu’une idée… c’est aussi la feuille de route des communicants. C’est vrai. Gageure que trouver et inspirer l’émotion…


Le Rassemblement national a compris que le silence peut être un instrument de pouvoir.

Il parle peu, laisse les autres s’épuiser à commenter.

La rareté de sa parole produit une illusion de maîtrise.

Dans un environnement saturé, celui qui se tait devient lisible.


Rendre la parole crédible, aujourd’hui, relève presque de la résistance.


Cela suppose de ralentir, de peser les mots, de cesser de tout justifier.


Une idée vaut davantage qu’un effet, une cohérence plus qu’un slogan.


Arnaud Montebourg en fait la démonstration : il parle posément, avec la légitimité d’un entrepreneur tout en ayant l’historique d’un vieux briscard de la politique, ancien ministre de l’économie démissionnaire...


Il ne faut pas s’y tromper : ce qu’il dit avec calme est d’un cynisme terrible pour le pays : le pouvoir se moque des sans-dents comme des bien-embouchés, et il le dit sans rage parce qu’il n’attend plus rien de la politique.


Quand la lucidité se réduit au constat, plus personne ne cherche de levier. « Constater »c’est donc « abandonner ».


Cessons alors de dire que les citoyens ont les politiques qu’ils méritent.


Ils montrent, à chaque scrutin, qu’ils ne veulent ni de ces candidats ni de leurs idées.


L’abstention est devenue leur bulletin le plus clair.


C’est bien le but recherché : éloigner les électeurs des urnes, pour garantir des postes.


Le vote est devenu un geste administratif et la démocratie n’est déjà plus un régime, plutôt une habitude.


Avec tout l’ennui contenu dans ce mot…


Les démocraties ne meurent pas du bruit des extrêmes; elles s’éteignent du silence des raisonnables.


Usés.

 
 

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